Accueil - > En Suisse - > Publications - > La gazette: À Tire d'Elles - > N° 8 / Janvier 2011 - Eldorad'eau : Le rêve du 3ème millénaire
 

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N° 8 / Janvier 2011 - Eldorad'eau : Le rêve du 3ème millénaire PDF Imprimer Envoyer

Sur le terrain

Extraits des rapports de mission 2010 d’Emmanuelle Sola, allégés des données techniques et seulement désireux d’apporter une couleur à l’expérience.
Village de Bih

Fanta__Alassane Février. En ce lundi 22, il fait près de 43° et je préfère reporter la mise en place du matériel solaire et du kit Wata au lendemain matin, espérant une température plus chrétienne ! Nous nous rendons chez Fanta Ganamé et Alassane Kouani, tous deux fraîchement formés à Wata. Ils ont retransmis leurs connaissances au chef du village et s’apprêtent, maintenant, à faire une démonstration de production de chlore devant une quarantaine de femmes du village. Alassane explique, en langue dogon, tous les gestes qu’exécute Fanta. Ils sont très complémentaires et la formation suivie a été assimilée. Je ne sais pas comment expliquer ce sentiment de fierté que je ressens en les voyant travailler... Ils sont intéressés, efficaces, appliqués. C’est le résultat d’un savoir transmis où l’élève dépasse le maître car Fanta m’a corrigée lorsque je me suis trompée de seringue pour prélever une quantité de liquide!
Novembre.
La case Wata est mal entretenue, le matériel traîne hors des sacs prévus pour leur protection, la nappe est empoussiérée comme tout le reste. Je fais nettoyer le tout de A à Z et répète que, même sans production (la période des récoltes est favorable à peu d’activités hormis celle des champs), le matériel doit être soigné. Mais, pour les habitants de Bih, l’entretien et la propreté semblent des problèmes insolubles.

Tintam

Mars. Aminata et Rokiatou ont, dans l’ensemble, bien retenu les gestes essentiels liés à la production de chlore, mais il leur faudra encore beaucoup de pratique avant d’être vraiment efficaces. Elles ont déjà accompli un grand travail. Il reste à former Awa et à utiliser régulièrement le chlore afin que cela devienne une habitude dans leurs propres familles. Nous nous réjouissons de les retrouver encore plus aguerries à notre prochain passage !
Août. Les femmes du village sont occupées aux champs et elles y travaillent plus de 10h par jour. Période difficile pour Wata même si les productrices de chlore n’ont plus de problèmes quant à la fabrication. Les membres du comité Eau Propre sont réunis et nous faisons Une collecte de données sur leurs habitudes familiales. La case en banco réservée à Wata s’est effondrée durant une forte averse. Heureusement que le matériel était encore dans la concession d’Aminata ! La porte sera faite par le menuisier du village et la case réparée après la saison des pluies.

Saré Bambara

Mars. Ô désespoir, ils ont laissé la batterie branchée pendant dix jours sans jamais déconnecter les fils du panneau solaire malgré les nombreuses explications ! Trois productions de chlore ont été faites. Elles ont été précieusement conservées sans avoir été utilisées, attendant notre arrivée comme un fier résultat du travail accompli!
Octobre. Le matériel est bien entretenu, les cahiers de productions sont tenus et 27 familles du village utilisent la désinfection pour leur eau de boisson tout en s’habituant facilement au goût du chlore. Régulièrement, les paysans qui  partent aux champs, passent chez Kadidja ou Aïsséta chlorer leur eau de la journée. Le village est propre et les ruelles sont balayées.

Dimbou

Juillet. Satisfaction devant le nombre de productions de chlore et la motivation des jeunes femmes responsables, Mariam et Mariam. Le cahier est parfaitement rempli et elles ont même innové en privatisant des cours de production et d’utilisation du chlore : elles y invitent chaque fois un membre du comité Eau Propre. Ils y ont tous passé et plusieurs fois. Cela a réjoui notre équipe !
Nous réunissons déjà les personnes du village qui ne se sont pas déplacées aux champs. Le Dr Koné donne une sensibilisation sur l’hygiène de l’eau potable en leur distribuant des illustrations représentant des scènes d’eau de la vie quotidienne villageoise. Le public les regarde avec grand intérêt, les commentaires en langue dogon fusent et la participation est très active. Vraiment, l’équipe de Dimbou se débrouille très bien et fait preuve d’initiative et d’enthousiasme. Elle va faire de l’ombre à notre super équipe de Bih ! Les pistes devenant impraticables, nous ne reviendrons en pays Dogon qu’en septembre. ■

 

Pensée

«Se rappeler que notre action n’a de sens que si elle change quelque chose dans la vie des gens, sachant que ces derniers sont les véritables acteurs du changement.»
Enda Graf Sahel
 

Notre force

L’ONG Prométhée, notre partenaire malien qui assure depuis plusieurs années la gestion et le suivi des projets en cours.
 

Des membres de l'ONG Prométhée:

«Vous avez fait de nous des hommes et des femmes respectables au sein même de leur environnement».
 

Notre moyen:

Le microcrédit, qui n’est pas un don, mais un prêt remboursable.
 

Notre moteur:

Les résultats encourageants sur le terrain et les paroles de nos partenaires.

2008-Poulets-v

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Soutenir et accompagner des projets nés de l’intérieur, conçus, réalisés, suivis par les intéressés et dont les femmes sont les premières bénéficiaires.
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